Les effets positifs possibles ?

Quels effets positifs possibles attendre de cette formation pour la réduction du stress ?

Nous disposons aujourd’hui d’un certain nombre d’études scientifiques attestant l’efficacité de la méditation de pleine conscience, et cela pour différents troubles médicaux ou psychiatriques. Même sans en arriver là, ses bénéfices sur nos stress quotidiens se ressentent directement.

*Les effets positifs se retrouvent dans des domaines variés : en cardiologie, dans les cas de douleurs chroniques, les troubles respiratoires et du sommeil, en dermatologie. En cancérologie, une amélioration mesurable et significative de l’humeur et de divers symptômes liés au stress, ainsi qu’une diminution de la sensation de fatigue a été révélée. En cas de lombalgie chronique, une tolérance à la douleur et de l’activité physique sont rendues possibles. De façon générale, toute personne souffrant de stress du fait d’un état intérieur émotionnel récurant par exemple, d’une situation liée à son travail ou à des conditions particulières: détention, examens, deuil, changement de vie… peut trouver dans l’apprentissage des outils de la pleine conscience une voie d’apaisement et d’évolution de ses symptômes.

Plus largement, l’ensemble de notre vie peut s’en trouver profondément modifié du fait de devenir capable d’observer ce qui se passe en soi et autour de soi, avec une attitude non jugeante, en acceptant intentionnellement et pleinement ce qui est perçu, sans le rejeter ni s’y accrocher, d’instant en instant. Et cela commence par tout ce qui s’élève dans son propre esprit : c’est tout le propos de la méditation.

*En psychiatrie, on applique plus spécifiquement le programme MBCT dont le dénominateur commun avec le programme MBSR reste la place importante allouée à la méditation de pleine conscience. Cette approche a montré son efficacité dans des situations mettant souvent les thérapeutes en échec, en complément des soins déjà prodigués (médication et psychothérapie), notamment dans le cadre de la prévention des rechutes chez les patients ayant présenté plusieurs épisodes dépressifs.

Ce qui rend la méditation si efficiente, c’est son action sur le fonctionnement du cerveau. Une pratique régulière et approfondie est pour cela requise. Mais ce n’est pas du temps de perdu d’endiguer notre frénésie de faire pour aller vers un état d’être plus en harmonie avec le rythme naturel de la vie et de nos sensations. La capacité des méditants à gérer leur tristesse par exemple, est fortement accrue. Ils ne cherchent pas à résoudre mentalement cet état d’esprit, avec le risque de s’enliser encore plus. Ils apprennent au contraire à se désengager, non pas de l’évènement qui a amené la tristesse (cela n’est d’aucune aide en cas de nouvelle situation amenant à la tristesse), mais du processus de la pensée lui-même qui s’auto alimente en boucle pour aboutir à la souffrance connue.

Tous les processus amenant à ces surprenants résultats peuvent aujourd’hui se démontrer en neurobiologie, notamment en observant les zones qui s’activent ou non en fonction de l’intensité de la pratique méditative. Des études ont ainsi montré une évolution croissante des résultats selon le nombre de milliers d’heures de pratique que les pratiquants avaient accomplis.

Voir aussi : Les bienfaits

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